Menu
Rubriques
Albums
Picasa à la fin de chaque article
Sites favoris
|
Mardi 22 juin 7h05 - 14h15
Le soleil semble vouloir s'installer, nous espérons définitivement même si un vent froid persiste. Nous quittons le gîte sans avoir revu nos hôtes: seul le vieux chien de la maison aboie désespérément devant une porte qui ne veut pas s'ouvrir alors que le plus jeune est bien au chaud derrière les vitres de la véranda, y'a pas de justice ... Nous laissons Michel chargé de la remise des clés, des courses et de la cuisine: à midi ce sera ratatouille. Si tout va bien, nous devrions nous retrouver sur la D15 ... route que nous n'avons jamais croisée et pourtant nous avons suivi le balisage!!! Mais nous remarquerons plus loin que quelques coups de peinture manquent à l'appel ... Aujourd'hui cette étape sera marquée par le nombre incalculable de croix rencontrées: granit, bois, fer... et une flore riche de variétés et de couleurs. Nous empruntons une draille puis un chemin offrant de beaux points de vue sur les paysages alentour. Une heure plus tard nous entrons dans Laguiole (1032m) par une route buissonnière traversant le ruisseau du Vayssaire puis le lieu-dit "Malgazet" et surplombant le village. Nous avons même failli être dévoré tout cru par un gros chien furieux en liberté surgi de nulle part et qui nous a flanqué une belle frousse. Arrêt à la boulangerie pour acheter un petit en-cas et le temps d'immortaliser le magnifique taureau trônant au centre de la place nous poursuivons notre chemin. Nous reviendrons samedi pour une visite plus approfondie du village connu pour sa coutellerie et son fromage. Bien vite la route remonte, traverse le ruisseau de la Nuech et s'éloigne du village en direction du plateau: belle vue sur Laguiole et les monts, la dernière avant d'arriver à la ferme des Abiouradious. Nous y ferons la pause auprès d'un minuscule ruisseau juste avant de pénétrer dans la forêt de Laguiole en suivant une piste de ski de fond puis le sentier botanique. Ce dernier bien balisé semble récent et n'est pas mentionné dans le topoguide: on a supposé qu'il évite la D15 (?). Et à la sortie de la forêt, à nous les grands espaces, le silence propice à la méditation, le vert des prairies, les fleurs, les murets, les barrières à franchir, les troupeaux, une ferme qui fume ou un buron ... c'est ça l'Aubrac! Un coup d'oeil en arrière pour profiter du paysage, tiens nous sommes suivis: un, deux ... dix, revoilà le groupe des randonneurs pressés. Après un passage un peu épique nous avons perdu les marques: on cherche, on file à gauche et on s'embête avec les barrières, le groupe est sur nos talons, toujours pas de marques, c'était pas le bon chemin! On revient en arrière, tous ensemble: ils ont bêtement suivi pensant que nous savions où aller (ils venaient de tourner en rond et de se perdre!) ... Finalement il fallait longer les clôtures tout droit, nous les avons laissé filer: ils couraient presque, sûrement pour rattraper le temps perdu ! Nous avons poursuivi tranquillement notre chemin par une belle traversée du plateau en longeant des km de murets de pierre. Nous n'avons pas aperçu l'ombre d'une corne, toutes les barrières étaient ouvertes: nous n'avons pas su si c'était normal ou si le groupe passé avant avait oublié de les refermer ... Un peu avant d'arriver à une ferme nous retrouvons notre groupe installé au soleil sur les murets: c'est l'heure du casse-croûte et ce sera la dernière fois que nous les verrons ... Le chemin laisse la place à une petite route que nous suivrons jusqu'à St-Urcize. Nous traversons le Rioumau sur le Pont des Quilles et la côte qui s'annonce n'est guère encourageante! Parvenus au sommet, des prés à perte de vue et toujours pas l'ombre d'un clocher: mais où est donc ce village qui semble fuir à notre approche? Nous le trouverons enfin, au bout de la petite route en surplomb, niché au creux de sa vallée, à 1100m d'altitude. Le gîte est facile à trouver, Michel et la ratatouille (préparée en attendant notre passage sur la D15!) n'attendaient plus que nous! Une fois encore nous serons les uniques occupants de cette grande bâtisse, ancien presbytère qui abrita aussi la poste. L'après-midi sera consacrée à la visite de ce charmant village du Cantal aux toits de lauzes et aux habitants accueillants. Notre promenade nous a conduits vers une très belle église romane du XIIe au clocher à peigne, de vieilles demeures de granit, des ruelles étroites en pente ou à escaliers, des places agrémentées de fontaines, des vestiges de fortifications et un moulin à eau situé en bas du village (prétexte au repérage du départ pour demain) ... La vue depuis le rocher de la Vierge est imprenable: 360° sur la vallée, les villages et les toits. Fin de journée calme jusqu'à ce que Michel aille changer le petit camion de place et nous annonce "j'ai un scoop, le petit camion ne démarre plus!". Problème de batterie, d'allumage ou ... ? Bien sûr il est 19h passé, on appelle à la rescousse le monsieur qui s'occupe du gîte et qui ne peut rien faire, oui il y a bien un garage et demain ... il fera jour. Bon ça nous a un peu perturbés mais n'envisageons pas la pire des solutions. Nous savions bien qu'Anne-Marie ne passerait pas une bonne nuit ...
Du Vayssaire à la ferme des Abiouradious en passant par Laguiole





clic sur les 2 panoramas






Ruisseau du Vayssaire










Ruisseau de la Nuech



Panorama après la croix (clic)


Des genêts sagittés

Panorama en montant (clic)


Au pied du Capel de Fer






Des Abiouradious à St-Urcize en passant sur le Pont des Quilles



Des euphorbes












Pont des Quilles sur le Rioumau



Des circes des ruisseaux


Des géraniums

Des armérias

Arrivée à St-Urcize


Vierge sur le neck volcanique




Visite du village

















Corbeille d'argent de la rue à escaliers





Ancien moulin sur l'Hére



Le village désert à la nuit tombante







|
Publié à 23:30, le 17/03/2011, dans 08 Etape 6, St-Urcize Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
Lundi 21 juin 7h15 - 15h
Brigitte était à l'heure et d'attaque pour cette longue étape. Elle nous rappellera des souvenirs à nous pèlerins, puisque nous empruntons un tronçon du GR65 jusqu'à la croix de la Couzette. Pour l'avoir effectué en sens inverse et en descente, nous savions déjà que la montée serait rude mais pas insurmontable: Anne-Marie s'en est très bien sortie! Cette belle étape au dénivelé important (519m de montée pour 225m de descente) sera placée sous le signe de l'eau. Soleil, nuages et vent froid ne vont pas nous lâcher de la journée.
De St-Chély à la croix de la Couzette
L'ascension commence dès la sortie du village par un chemin en forêt traversant la boralde de St-Chély jusqu'à la ferme de la Vayssière. Plus loin le sentier se faufile entre noisetiers et murets et c'est sur les cailloux puis d'immenses dalles rocheuses que nous débouchons au hameau de Belvezet. Nous cherchons en vain le point d'eau indiqué sur le topoguide ... et en profitons pour souffler un peu tout en admirant le paysage. Encore un dernier effort: nous passons au pied du neck, croisons de rares pèlerins vu l'heure matinale et à la croix de la Couzette nous tombons par hasard sur le groupe de randonneurs pressés, laissés aux Rajas et venant d'Aubrac!!!



















clic sur les 2 panoramas



De la croix de la Couzette au Maquis Roland
C'est ici que GR65 et GR de Pays se séparent. Après un passage dans les pâturages nous pénétrons dans la magnifique forêt d'Aubrac (sapins, hêtres) où nous ferons une pause rapide sous peine de finir gelés!!! Entre les boraldes (de Poujade) et les ruisseaux intermittents qu'il a fallu franchir sur des passerelles en bois ou des installations de fortune ou encore à gué; entre les chemins boueux ou inondés ou ceux transformés en "lits" nous ne savions plus où donner ... des pieds!!! Du côté des Enguilhens nous voici plongés en pleine Résistance avec une page d'histoire locale : Le Maquis Roland et la grotte des Résistants (3 en juin 43 puis 35 en juin 44 et 200 au cours de l'été, une armée secrète, nom de code "Roland"). Difficile d'imaginer autant de monde dans de si petites grottes ...





clic pour lire




















De la grotte à le Vayssaire en passant par la croix de Pal
Le cheminement en lisière de forêt nous réserve de très beaux points de vue sur le plateau et les troupeaux, où bien souvent les taureaux s'affrontent par des meuglements rageurs et pas rassurants du tout. Heureusement que les clôtures les séparent! Une descente d'enfer vers le ruisseau de Menepeyre nous a malmené les genoux et les pieds: Roland l'a traversé à gué et nous sur le pont caché dans la verdure. Puis par les chemins forestiers et la piste noire de ski nordique nous avons gagné la montagne de Lapoujade, véritable champ de bataille avec l'arrachage des gentianes (aperçu du buron ONF) puis la forêt domaniale et enfin la croix de Pal. En fer, sans originalité perchée sur un immense socle, nous avons failli la rater. Anne-Marie et moi on s'en souviendra longtemps tellement on l'a trouvée moche!!! Après ça descend jusqu'à le Vayssaire avec de beaux points de vue sur Laguiole et le plateau: quelques barrières à ouvrir et refermer et nous franchissons la porte du gîte (à la ferme). L'accueil est sympa mais la propreté des locaux laisse à désirer ... Michel a préparé le repas, il est largement l'heure de mettre les pieds sous la table en compagnie de notre invitée. La douche attendra, la file d'attente sera limitée à ... nous 2!






clic sur le panorama
















clic sur les 3 panoramas














Michel a ramené Brigitte à St-Chély où elle a retrouvé sa voiture. Nous avons pris un peu de repos et bien récupéré. Michel a pu garer son petit camion à l'abri du vent pour la nuit. Quant à nous, nous avons eu froid (mais moins qu'aux Rajas) car pas de chauffage: nous nous sommes "vengés" sur les couvertures.
|
Publié à 15:50, le 28/02/2011, dans 07 Etape 5, Le Vayssaire Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
Dimanche 20 juin 7h15-13h20
Quelle nuit!!! Le vent, le froid et la sensation d'humidité de notre lit ont largement contribué à perturber notre sommeil. Nous descendons l'escalier sans bruit, déjeunons à la lueur de la lampe frontale et de la bougie et quittons le refuge alors que le groupe commence à s'animer. Vu le temps il est impossible de distinguer si le petit camion est toujours à son poste: peu importe car nous avons donné RV à Anne-Marie à quelques 6km de là en bordure d'une route un peu fréquentée et sur le trajet du GR. Mais c'était sans compter sur le marathon des Burons qui a fichu en l'air tous nos plans!!! C'est donc vêtus de tous nos habits chauds disponibles sans oublier l'indispensable poncho que nous démarrons dans la froidure (un tout petit 0°) et le vent accompagnés par la pluie mêlée de grêle. Nous n'avons pas vraiment profité de cette belle étape dans les pâturages en compagnie des vaches. Au buron de Pendouliou-de-Fabrègues nous avons croisé la route des commissaires du marathon qui pliaient bagage et gagné la forêt domaniale d'Aubrac. Point d'Anne-Marie à l'endroit prévu et pas de réseau sur le portable! Nous avons poursuivi jusqu'à une aire de pique-nique au cas où et là miracle un message de Michel: le temps de dire l'essentiel, nous nous retrouverons aux Enfrux. Une ancienne voie romaine conduit sur les hauteurs du hameau: Anne-Marie bravant les éléments vient à notre rencontre. Nous rejoignons Michel qui nous attend aux premières maisons du hameau (1120m). Ils nous raconteront leurs aventures: la veille Denise les avait installés dans un endroit abrité du vent et le matin à cause du marathon ils ont suivi une déviation qui leur a valu un nombre incalculable de km supplémentaires! Bon, l'équipe étant de nouveau au complet nous pouvons poursuivre jusqu'à St-Chély-d'Aubrac (792m): une descente interminable par un chemin entre des murets moussus et dans les pâturages jusqu'au pont des pèlerins. Comme pour Compostelle nous avons réservé au gîte communal: nos noms sont inscrits, nous avons une chambre à 2 lits. Repas pris en arrivant, la douche attendra. Nos amis Brigitte et Patrick d'Espalion sont passés nous faire un petit coucou, accompagnés par Michel de Belgique (pèlerin rencontré en 2007) et son épouse: une très heureuse surprise.
Des Rajas au buron de Pendouliou-de-Fabrègues







Le troupeau qui nous a suivis jusqu'au passe-pieds ...






Panorama (clic) après la croix




De Pendouliou-de-Fabrègues aux Enfrux:









clic sur les 2 panoramas aux Enfrux






Des Enfrux à St-Chély-d'Aubrac





Panorama (clic) avant d'arriver à St-Chély-d'Aubrac






Ce soir nous prendrons le repas avec les pèlerins et dormirons au chaud dans un bon lit. Demain matin Brigitte nous rejoindra aux aurores pour effectuer l'étape jusqu'à le Vayssaire.
|
Publié à 01:55, le 10/11/2010, dans 06 Etape 4, St-Chély-d'Aubrac Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
Samedi 19 juin 7h45-16h avec un arrêt à 12h40 au Relais des Lacs
Après avoir passé une bonne nuit, nous sommes d'attaque pour affronter cette nouvelle journée. Michel sera une fois de plus le préposé à la fermeture du gîte et à la remise de la clé ... dans la boîte aux lettres de la mairie. Nous quittons le village aussi désert qu'hier, dans la grisaille et un petit vent frisquet. Rien à voir avec ce qui nous attendra quelques heures plus tard ... Depuis notre départ d'Aumont nous avons déjà entamé la montée sur le plateau: aujourd'hui cela se confirme un peu plus. Le chemin, une forêt et nous voici face à un désert vert: un vrai plateau avec des cailloux, des genêts et des bruyères, des vaches, des murets de pierre délimitant les pâturages, des barrières qu'il ne faut pas oublier de refermer sous peine de voir les troupeaux se mélanger, des croix de granit perdues au milieu de nulle part ... Le chemin aboutit sur une ancienne voie romaine franchissant un ruisseau, le Piou sur un petit pont que l'on peut supposer romain. Nous sommes au Truc de l'Église à 1223m ... rattrapés par la pluie.
Petite histoire d'eau: le Piou prend sa source un peu plus haut à 1270m, coule vers le SE et se jette dans la Colagne affluent du Lot. A quelques mètres de cette source prend naissance un autre ruisseau le Rapiou qui se dirige à l'opposé, vers le NO à la rencontre du Bès qui se jette dans la Truyère. Ce phénomène se retrouve souvent en Lozère surnommé le "château d'eau" de la France. C'est probablement le seul département à distribuer de l'eau à tout le monde et à n'en recevoir de personne!
Et il pleuvra de plus en plus fort jusqu'à l'ultime hameau de cette grande traversée: La Blatte. Quelques belles maisons de granit et "une maison de poupée" sur laquelle nous avons flashé: un gîte et son four à pain entièrement rénové. Par chance le soleil daignera nous accorder un peu de répit durant notre pause. Nous avons trouvé l'endroit idéal quelques mètres plus loin: au bord du ruisseau de la Biourière enjambé par un très beau pont romain. Par précaution nous avons remis les ponchos qui nous protègeront du vent froid qui souffle fort maintenant au fur et à mesure que nous prenons de l'altitude. Nous traversons une forêt d'épicéas puis une magnifique hêtraie. Le chemin grimpe ensuite dans les rochers offrant une belle vue sur la vallée: au Plo de Grail nous avons atteint les 1375m. Nous suivrons ensuite une interminable piste forestière à travers pins et qui redescend jusqu'à Bonnecombe. Dans le creux nous apercevons une grande maison, une cheminée qui fume, des voitures et sur le parking: le petit camion. Nous retrouvons Michel qui est aussi gelé que nous et il nous apprend que nous sommes devant un restaurant: le Relais des Lacs. Anne-Marie et moi allons consulter le menu: repas Aligot, à un prix raisonnable. D'un commun accord, les hommes n'ayant fait aucune difficulté, nous décidons de nous poser quelques heures au chaud devant un bon repas. Une bonne adresse à recommander pour l'accueil et la gentillesse de Mr et Mme Pignol, l'excellent aligot et la qualité de leurs produits maison. Rien ne nous presse: les Rajas ne sont qu'à 2km et Denise n'ouvre pas avant 16h. Alors pourquoi avoir choisi ce gîte vraiment perdu sur ce plateau battu par les vents? D'une part pour couper en deux une étape un peu longue mais aussi poussés par la curiosité. Ceux qui ont vu le film "St-Jacques-La Mecque" se souviennent certainement de la scène des portables sous l'unique arbre ... C'est idyllique par beau temps mais ce jour là dame météo en avait décidé autrement! Il pleut, il vente et il fait un froid de canard. Le nez dans ma capuche, les lunettes complètement noyées je n'ai même pas vu la maison qui se confondait avec les rochers!!! Nous avons abandonné Michel à son triste sort nous demandant une fois arrivés en bas comment il allait bien pouvoir nous rejoindre. Vous comprendrez vite pourquoi en voyant les photos sachant que seul un 4x4 habitué puisse arriver jusqu'ici ... Nous sommes les premiers, Denise est là et s'affaire au ménage. Présentations faites, nous nous débarrassons de nos ponchos avant de monter nous installer puis de prendre une douche. Anne-Marie a soudain un grand coup de cafard: Michel est là-haut, impossible de venir à pied car la distance est trop longue et elle ne veut pas le laisser seul ... Mais Denise après mûre réflexion, a tout arrangé. Elle est montée chercher "ce monsieur Michel" avec son 4x4, tout doucement car elle connait ce chemin semé d'embûches effectuant le trajet 2 fois/jour: un mouvement brusque pouvant avoir des conséquences fâcheuses pour la voiture. Nous avons ainsi pu prendre tous ensemble le repas du soir (avec le groupe des 10 randonneurs croisés à Prinsuéjols et 2 jeunes filles venues passer le weekend dans l'Aubrac et qui se sont égarées!). Puis Denise nous a raconté comment est née l'idée du film (sachant que le chemin ne passe pas par Les Rajas), la rencontre avec Coline Serreau et les comédiens: un bon souvenir et l'amitié. En repartant chez elle après avoir rangé le gîte elle a ramené Anne-Marie et Michel au petit camion.
De St-Laurent-du-Muret à La Blatte






clic sur les 3 panoramas




















Du pont romain sur le ruisseau de la Biourière à Bonnecombe


... orchis tacheté, silènes enflées et rosier à feuilles rougeâtres
















... des violettes de Rivin


... le bousier de Maya l'Abeille

... panorama (clic) en montant et La Blatte










Les Rajas: quelle aventure!!!

... la maison forestière

... l'arbre est bien là mais ce soir aucun réseau ne passe!!!

... clic sur la photo


... la fameuse descente: le petit camion est garé tout là-haut et la voiture blanche sur le chemin est le 4x4 de Denise. Et dans le creux coule le ruisseau du Bès que les randonneurs traversent sur des pierres ... clic pour voir en plus grand




... les vaches de Denise










... un grand merci à Denise pour sa gentillesse et sa disponibilité sans oublier son excellente cuisine

Après le départ d'Anne-Marie et Michel nous avons regagné nos lits sous le toit: nous nous sommes couchés tout habillés et malgré 3 couvertures nous avons eu très froid. Nous n'avons pas fermé l'oeil pour cause de vent et nous avons pensé à nos deux amis là-haut confrontés aux éléments ...

|
Publié à 15:00, le 27/10/2010, dans 05 Etape 3, Les Rajas Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
Vendredi 18 juin 7h15-12h
Le ciel au lever du jour est à la grisaille et le restera une grande partie de la journée. Une bonne nouvelle: il fait moins froid qu'hier! L'hôtel n'ayant pas encore ouvert ses portes quand nous prenons la route, c'est donc à Michel que revient la lourde tâche de remettre les clés du gîte à notre hôtesse. Aujourd'hui nous partons pour une étape courte sans grande difficulté d'après le descriptif. Qu'allons nous découvrir aujourd'hui? Ce sera une journée fleurs: orchidées, trolles d'Europe (famille des renoncules), violettes tricolores (pensées jaunes et blanches), lilas (!), fleurs champêtres, renouée bistorte, genêts, lupins ... où le jaune domine se mariant admirablement avec une palette de vert qui se décline à l'infini. Le premier hameau rencontré s'appelle "Trémouloux": de vieilles et belles bâtisses bien entretenues, des constructions neuves n'ayant rien à voir avec le style du pays ... c'est la traversée du désert! Sans crier gare la route devient chemin qui serpente entre les prairies clôturées où pousse la grande gentiane. Pas de troupeaux: seulement des murets à perte de vue, des arbres groupés ou esseulés, des rochers et un ruisseau répondant au doux nom de "La Gazelle" que nous retrouvons à l'étang de la Baume. D'un noir d'encre lui donnant un air lugubre, on s'attendrait presque à en voir jaillir "Nessie". A proximité se trouve le château de la Baume vaste demeure du XVIIe et XVIIIe construite en granit du pays et toit de lauzes. L'absence de soleil lui confère un air austère n'ayant aucune ressemblance avec la photo du topoguide...Trop tôt pour une éventuelle visite nous passons notre chemin non sans avoir déclenché les aboiements du chien de garde. La soudaine voix pour faire taire le chien fut aussi peu avenante que le visage apparu à la fenêtre!!! Par la petite route bordée de hêtres et de murets nous descendons vers le moulin de la Baume près duquel serpente le ruisseau de "la Graillouse." Le paysage est magnifique et c'est après avoir traversé une forêt que nous faisons notre entrée dans le hameau de "Le Gibertès" que nous traversons. Nous y croiserons 2 voitures, des chiens et une dame avec qui nous échangerons quelques mots. Nous récupérons plus loin un chemin pierreux serpentant parmi les hêtres, les chênes et les épicéas jusqu'au hameau de ... "Chantegrenouille" tout aussi désert que les précédents. Nous y verrons un four à pain, un appareil à ferrer et ... des grenouilles ... Depuis le point haut nous apercevons l'église de St-Laurent-du-Muret et le petit camion déjà à son poste face au gîte. 35 mn plus tard nous avons rejoint Michel en grande conversation avec l'employé municipal. Le gîte est fermé: nous devrons attendre le retour du secrétaire de mairie, parti chercher les repas pour les enfants de l'école. L'attente sera de courte durée et nous pourrons nous installer au chaud dans cet agréable bâtiment en pierre du pays rien que pour nous. Le village ne compte que 177 habitants, ne possède ni café, ni épicerie mais il y a toujours une école primaire à classe unique. Ici encore, à part un petit enfant bavard qui en 5mn nous a tout raconté, nous ne rencontrerons personne! Visite de l'église, lecture, jeu, repos: une journée de passée et une étape de plus pour Anne-Marie.
De Prinsuéjols à Trémouloux et panorama (clic) sur le Roc de la Guse et la Combe (5ème photo)





De Trémouloux au moulin de la Baume

























Le hêtre et le rocher s'aimaient d'amour tendre ...




Pont sur la Graillouse



Panorama (clic) sur le château et le moulin de la Baume



Du moulin de la Baume à St-Laurent-du-Muret en passant par Le Gibertès et Chantegrenouille









... La croix de Chabert ...





























Encore une soirée très fraîche en perspective: nous laisserons le chauffage allumé tout en ayant une pensée pour Anne-Marie et Michel ...
Les fleurs d'Aubrac sont dans l'album
|
Publié à 09:34, le 30/09/2010, dans 04 Etape 2, St-Laurent-du-Muret Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
|
Anne-Marie est d'attaque pour cette première journée de marche même si un peu d'appréhension persiste... Après avoir avalé un bon petit-déjeuner et laissé les dernières consignes à Michel en matière de ravitaillement, nous quittons le gîte déjà en partie déserté par les pèlerins. Et c'est d'un pas léger que nous effectuons la traversée d'Aumont (1041m) à la fois sur le GR de Pays et le GR 65 que nous croiserons à nouveau plus loin. Bien vite les 2 chemins se séparent et en route pour l'inconnu. Brouillard et fraîcheur sont au programme de cette matinée. Mais qui s'en plaindrait? Surtout pas les pèlerins qui ont galéré depuis des jours sous des trombes d'eau! Un timide soleil a bien vite fait son apparition nous dévoilant de magnifiques paysages: palettes de vert, fleurs à foison (marguerites, genêts, violettes tricolores, arnica...), murets de pierre à perte de vue et de nombreuses croix de granit ou de fer (Maurel, Bastide, Conord...) jalonnent cette étape vallonnée sans beaucoup de dénivelé. Nous cheminons dans un paysage de prairies et empruntons des sentiers traversant d'agréables sous-bois (pins et bouleaux). Nous n'y croiserons personne: les seuls êtres vivants seront des vaches, des chevaux et l'unique troupeau de moutons de tout le périple! Nous traversons 2 hameaux: Soulages et La Combe (1025m) déserts eux aussi. Seules les cheminées qui fument encore témoignent d'une présence humaine. Et c'est sous un ciel menaçant et un petit vent frisquet que nous atteignons Prinsuéjols (1025m) en compagnie d'un chien (qui nous suit depuis La Combe), village de 200 âmes (et regroupant 11 hameaux) aux belles maisons de granit. Michel est déjà en place devant le gîte. Situé dans l'ancien presbytère il est confortable et bien chauffé grâce à la dame du restaurant chargée de la gestion. Nous ne serons que tous les deux, les conditions météo déplorables ayant découragé les autres randonneurs. Arrivés avant midi notre premier travail sera de nous installer: nous avons le choix des lits! La journée type du randonneur sera la suivante: douche, repas au gîte (sauf cas exceptionnel!), lessive, repos oblige, visite du village et de l'église. Seule nouveauté Michel a apporté son jeu de YAM pour occuper notre temps libre... Anne-Marie est satisfaite de sa première journée de marche, le rythme lui convient et elle peut tout à loisir profiter des paysages. La pluie s'est invitée en fin de journée et un vent frisquet s'est levé. Aussi la promenade digestive sera-t-elle rapide ... Michel et Anne-Marie ont regagné leur couette et nous nos duvets.
Aumont-Aubrac: c'est ici que les 2 chemins se séparent










Panorama (clic) vers la croix de Maurel

Panorama (clic) avant la pause près de l'arbre penché
Où l'on croise à nouveau le chemin vers Compostelle
L'unique "véritable" montée de toute l'étape
La croix de Conord (1181m)
Panorama (clic) sur les prairies
Penser à boire ...
La descente sur Soulages et panorama (clic)









Arrivée à La Combe




Arrivée à Prinsuéjols et vue sur le Roc de la Guse















Fin de soirée au gîte avant la promenade nocturne ...





Panorama (clic) depuis le haut de Prinsuéjols




|
Publié à 22:30, le 27/08/2010, dans 03 Etape 1, Prinsuéjols Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
Aujourd'hui mercredi 16 juin 2010
C'est le grand jour pour Anne-Marie et Michel qui prennent avec nous la route pour l'Aubrac! 7h pétantes nous partons sous la pluie: eux dans leur "petit camion" et nous avec notre voiture. N'étant pas spécialement pressés nous emprunterons la route buissonnière traversant la Gironde, le Lot-et-Garonne, le Lot, l'Aveyron et la Lozère. Des paysages connus pour la plupart, pour les avoir parcouru à pied... La pause d'1h à Lanuéjouls a rechargé les "batteries" et à 17h nous sommes enfin arrivés à Aumont-Aubrac.
Quelques photos prises depuis la voiture, le petit camion en point de mire dans la traversée de Rodez, château de Calmont d'Olt à Espalion, St-Côme d'Olt, Aubrac ...







A Aumont nous retrouvons la Bête du Gévaudan et l'église ...



Notre premier repas de randonneur au gîte d'étape en compagnie des pèlerins ... de bons souvenirs nous reviennent en mémoire, l'ambiance n'a pas changé.

Anne-Marie et Michel ont regagné leur camion garé sur le parking de l'hôtel et nous le dortoir du gîte au complet. Notre voiture quant à elle attendra sagement notre retour le 26 juin.
|
Publié à 23:15, le 26/08/2010, dans 02 Le depart, Aumont-Aubrac Mots clefs : |
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
Ayant traversé l'Aubrac lors de notre cheminement vers Compostelle, nous avons eu envie d'y retourner. Nous avons proposé à Michel et Anne-Marie d'être du voyage: après quelques hésitations ils ont fini par dire oui. Alors, comme pour le pèlerinage nous avons préparé ensemble les étapes et réservé les gîtes. Pour nous 2 seulement car ils coucheront dans leur petit camion aménagé. Pour un problème de santé Michel ne pourra pas marcher: il sera donc chargé des courses et de la cuisine pour 3 marcheurs affamés! Depuis février les jours ont passé ... à toute vitesse, entre les occupations de chacun, les sorties rando avec le club... Quelques jours avant nous avons fait quelques emplettes, revu la carte pour le trajet jusqu'à Aumont, replongé une dernière fois le nez dans le topoguide "Tour des Monts d'Aubrac" et rassuré Anne-Marie!!! 10 étapes au départ d'Aumont par le GR de Pays nous mèneront à Prinsuéjols, St-Laurent-de-Muret, les Rajas, St-Chély-d'Aubrac, le Vayssaire, Laguiole, St-Urcize, La Chaldette, Fournels, Fau de Peyre et retour Aumont. 170km de nature sauvage parmi les fleurs, les vaches aux yeux maquillés et aux sabots vernis, perdus au milieu de nulle part à écouter le silence. A première vue nous ne devrions pas avoir de problème sauf peut être avec le temps exécrable prévu pour la semaine du départ ... Les sacs à dos bouclés (ni plus ni moins que pour Compostelle) nous sommes prêts pour le jour J...

|
Publié à 22:30, le 25/08/2010, dans 01 Preambule, Aumont-Aubrac Mots clefs : |
Commentaires (3) | Ajouter un commentaire | Lien |
|
|